Inv. AT-001
Séance photo site et catalogue : les vues à livrer
Quelles vues livrer pour un site et un catalogue, dans quels formats et dimensions, et ce que le client prépare avant l'arrivée du photographe.
- Accroché le
- Salle 04 · Atelier
- 1111 mots
01sur 02 pièces de la salle 04, accrochée le 02/09/2026

Pour un site et un catalogue, livrez trois familles de vues : un packshot sur fond neutre par référence, deux ou trois vues d'usage en situation, et une vue de détail par produit. Comptez un fichier de 2000 à 2500 pixels sur le grand côté pour le web, et un fichier de 3000 à 4000 pixels pour l'impression. Le client prépare, avant l'arrivée du photographe, la liste des références, les échantillons propres, le lieu et l'heure, et une personne qui décide sur place.
Quelles vues livrer, et dans quel ordre
La règle tient en trois niveaux. Le packshot d'abord : le produit seul, cadré serré, sur fond neutre, une image par référence et par coloris. C'est la vue qui sert la fiche produit, le comparateur, le panier. Elle doit être reproductible : même cadrage, même lumière, même distance d'un produit à l'autre, pour que la grille du catalogue ne saute pas d'une ligne à l'autre.
La vue d'usage ensuite : le produit porté, tenu, posé, utilisé. Deux ou trois par famille de produits suffisent. Elle répond à la question que le packshot ne traite pas : quelle taille cela fait-il dans une main, sur une table, dans un sac.
La vue de détail enfin : une couture, une fermeture, une matière, un coin de finition. Une par produit, cadrée à 10 ou 15 centimètres de distance. C'est la vue qui rassure sur la fabrication, et celle que les clients regardent le plus longtemps sur une fiche.
Pour une marque qui vend aussi en boutique, la même séance peut alimenter les deux supports : le packshot part au catalogue, la vue d'usage part au site et aux réseaux. La séance se prépare donc en amont, et la question du rendu final rejoint celle de la retouche de la photo : mieux vaut décider du traitement avant la prise de vue que de rattraper après.
Quels formats et quelles dimensions pour le web et l'impression
Deux sorties, deux jeux de fichiers.
Pour le web, livrez du JPEG en sRGB, 2000 à 2500 pixels sur le grand côté, qualité 80 à 85. Un packshot carré en 2000 par 2000 couvre la fiche produit, la vignette de catalogue et l'aperçu de panier. Une vue d'usage en 2500 par 1667 (le rapport 3:2) couvre la bannière et le bloc éditorial. Le poids visé reste sous 400 kilo-octets par fichier : au-delà, la page ralentit sans gain visible.
Pour l'impression, livrez du JPEG qualité maximale ou du TIFF, en 3000 à 4000 pixels sur le grand côté, en RVB puis converti par l'imprimeur. Le calcul est simple : à 300 points par pouce, une image de 3000 pixels couvre 25 centimètres de large. Une double page de catalogue de 40 centimètres demande donc 4700 pixels, et là il faut soit recadrer, soit refaire la prise de vue plus large.
Le format de fichier compte moins que la constance. Un catalogue où trois produits sont en 4000 pixels et deux en 1200 se voit à l'impression, même si personne ne sait dire pourquoi.
Que prépare le client avant que le photographe arrive ?
La liste des références, d'abord, avec pour chacune le coloris, la taille et la quantité. Un tableau suffit, mais il doit être arrêté la veille, pas le matin.
Les produits ensuite, propres, complets, sortis de leur emballage, avec les accessoires vendus avec eux. Un produit poussiéreux se retouche, un produit incomplet se rephotographie.
Le lieu et la lumière : une table dégagée, un mur neutre, ou un studio improvisé dans une salle de réunion. Prévoyez deux mètres de recul autour de la table, c'est la distance qui manque le plus souvent.
Le temps : comptez 10 à 15 minutes par référence pour un packshot soigné, davantage si le produit demande un montage. Vingt références représentent donc une demi-journée, plus une heure d'installation.
Et surtout, une personne qui décide. Sur place, quelqu'un doit pouvoir dire oui ou non au cadrage, au coloris retenu, à la vue qu'on garde. Sans cette personne, la séance se termine sur des fichiers que personne n'a validés, et la reprise coûte plus cher que la séance.
Faut-il prévoir la retouche avant ou après la prise de vue ?
Avant. Le cadrage, le fond et la lumière se décident au moment de la prise de vue ; la retouche corrige, elle ne construit pas. Un fond blanc mal éclairé se rattrape en partie, un fond gris qu'on voulait blanc se rattrape mal.
Décidez donc du rendu final avant la séance : fond blanc pur pour un catalogue de mode, fond gris clair pour du mobilier, fond noir pour de la bijouterie. Ce choix commande l'éclairage, le support et le temps passé par référence.
Pour le web, la retouche se limite à trois gestes : balance des blancs, contraste léger, détourage si le fond doit disparaître. Pour l'impression, s'ajoutent la conversion de profil et un contrôle des noirs, que l'imprimeur réclame sous forme de fichier étalonné.
Combien de vues par référence, et à quel prix de temps ?
Trois vues par référence couvrent la plupart des besoins : un packshot, une vue d'usage, un détail. Pour un produit à variantes (coloris, tailles), le packshot se refait par variante, la vue d'usage et le détail restent communs.
En temps, cela donne une fourchette utile : 10 à 15 minutes par packshot, 5 à 10 minutes par vue d'usage, 5 minutes par détail. Une gamme de trente références avec trois vues chacune demande donc une journée à une journée et demie, installation et vérifications comprises.
Ce que le photographe apporte de son côté
Le photographe arrive avec un fond, deux ou trois sources, un trépied et un ordinateur pour le contrôle immédiat. Il apporte aussi une charte de cadrage : distance fixe, hauteur fixe, produit centré, ombre portée identique d'une vue à l'autre.
Il repart avec les fichiers bruts, et livre généralement sous 48 à 72 heures un jeu trié, renommé selon la nomenclature du client (référence, coloris, type de vue), en deux dossiers : web et impression. Le renommage compte autant que la photo : un fichier nommé « IMG_4471 » ne sert personne dans six mois.
Le récapitulatif à envoyer la veille
Un message court suffit : nombre de références, liste des coloris, lieu et heure, nom de la personne qui décide, formats attendus (web 2000 pixels, impression 3000 à 4000 pixels), et le rendu de fond choisi. Cette liste, envoyée la veille, évite la plupart des reprises.
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